Les lueurs de la rue Cuvier

Spectacle pluridisciplinaire

Année de production : 2011

Paris s’éveille ce 24 Février 1898.

 

Le jour se lève aussi dans un petit laboratoire désuet, avec ses glouglous et ses sifflements. L’aube brumeuse voit poindre une Mme Curie à la porte de l’Académie des Sciences, forteresse bien gardée de la Science française. C’est une nouvelle journée qui naît... et une nouvelle lueur.

Bienvenue dans l’atelier des Lueurs de la rue Cuvier ! Au fin fond de ce Paris qui vit au rythme des Expositions Universelles, chemine le sentier semé d’embûches qui mène à la vérité. Pour une femme scientifique qui vient de Pologne commence le merveilleux processus de la découverte.

Marie Curie s’intéresse aux rayons uraniques dont parle Becquerel. A travers la phosphorescence de ces rayons, elle pressent un phénomène étrange au coeur de la matière qu’elle a nommé la radioactivité.

Pourtant, ses recherches fondamentales n’intéressent pas la communauté scientifique, qui préfère développer des applications. Obligée de travailler dans le hangar de dissection de la Faculté de Médecine, Marie entame un long périple jalonné de mille imprévus.

Elle acquière la certitude de l’existence de nouveaux éléments en sachant sacrifier des jours et des nuits, grâce à de nouveaux amis et grâce à l’éveil de l’intérêt de Pierre Curie pour ses travaux.

Finalement, Marie ira bien au-delà de sa découverte en menant un combat idéologique et concret contre les maux de son temps : la guerre.

Distribution

 

Conception

 

Auteur : Christel Larrouy

Metteur en scène : Yohan Bret

Réalisation : Romain Gaboriaud

Production : Nicolas Baby

Une idée originale de Lydie Valade et Yohan Bret

 

Création lumière : Julian Rouane / Enzo Giordana

Scénographie : Gérard Larrouy

Régie technique : Julian Rouane / Noémie Phillipson / Sarah Denard

Communication : Yohan Bret / Romain Gaboriaud

Vente : Christel Larrouy

 

Distribution

 

Marie Curie : Christel Larrouy

Pierre Curie : Georges Besombes

Petit : Jacob Chetrit

Charles Lauth : Gilles Lacoste

Bémont : Dorian Robineau

Calendrier des représentations

 

 

Avril 2016

SAINT NAZAIRE (44) 28 Avril 2016 au Théâtre Jean Bart - Saint-Marc-sur-Mer - 14h00 (Scolaire) et 20h00 (Grand public)

 

Octobre 2013

PRIVAS (07) Le 10 Octobre 2013 au Théâtre de Privas

 

Février 2013

PIBRAC (31) Le 15 Février 2013 au Théâtre Musical de Pibrac 21h00

 

Novembre 2012

PORTET SUR GARONNE Le 16 Novembre 2012 - Le Confluent

 

Octobre 2012

AVIGNON Le 13 Octobre 2012 au Théâtre des Halles

 

Mai 2012

NANTES Le 31 Mai 2012 à la Salle Paul Fort

 

Janvier 2012

TOULOUSE Les 27 et 28 Janvier 2012 au Théâtre Jules Julien

 

Décembre 2011

PARIS Les 1 et 2 décembre 2011 à l'Univ. Pierre et Marie Curie

CAHORS Le 13 décembre 2011 à l'Espace Caviole

 

Novembre 2011

ROUEN Le 8 Novembre 2011 à l'Université de Rouen

CASTRES Le 15 Novembre 2011 au Théâtre de Castres

RODEZ Le 8 Novembre 2011 à la MJC de Rodez

CAMBRAI Le 21 Novembre 2011 au Théâtre de Cambrai

MONTBELIARD Le 28 Novembre 2011 au Théâtre le Jules Verne

 

Octobre 2011

BEAUMONT DE LOMAGNE Le 11 Octobre 2011 Salle des fêtes

LIMOGES Le 14 Octobre 2011 à l'Espace Noriac

MOISSAC Le 18 Octobre 2011 au Hall de Paris

LOUDUN Le 21 Octobre 2011 à l'Espace René Monory

 

Septembre 2011

REIMS Le 27 Septembre 2011 à la Comédie de Reims

TARBES Le 30 Septembre 2011 au Théâtre des Nouveautés

 

Juillet 2011

BAGNOLS SUR CEZE Le 1er Juillet 2011 au Visiatome - 21h00

 

Mai 2011

BEAUNE Le 21 Mai 2011 au Palais des Congrès - 20h30

 

Janvier 2011

TOULOUSE Le 26 Janvier 2011 au Grenier Théâtre - 20h00

TOULOUSE Le 31 Janvier 2011 au CAP (Univ. Paul Sabatier) - 21h00

 

Décembre 2010

TOULOUSE Le 10 Décembre 2010 dans l'Auditorium de l'UPS - 16h45

Extraits du spectacle sur Vimeo

Les origines

 

Au printemps 2009, le CinéThéâtre Galilée 1610, le messager céleste prend vie sur la scène de la Cité de l’Espace à Toulouse. Ce premier spectacle d’une co-production Théâtre Extensible / Prodigima  rencontre un vif succès auprès des spectateurs. Quelques mois plus tard, le destin de Marie Curie, symbole féminin de la Science, suscite à son tour un grand intérêt, mais cette fois-ci de la communauté scientifique française. Lydie Valade, membre des comité de l’Année Internationale de la Chimie (AIC2011) déclaré par l’UNESCO et du Centenaire du Prix Nobel de Chimie de Marie Curie, convaincue par l’expérience réussie de Galilée 1610, le messager céleste, propose l’idée d’une adaptation CinéThéâtre.

Au début, ce projet est quelque peu mis en doute par la communauté scientifique, les proches et connaisseurs de Marie Curie sont eux-mêmes sceptiques. La pièce comporte de nombreuses inepties historiques comme scientifiques et le personnage de Marie Curie est loin d’être conforme à la réalité. Pour le porteur du projet, Yohan Baratte, la seule façon de mener à bien ce pari artistique consiste à imaginer une toute autre pièce. Il ne faut pas avoir peur de réécrire sur Marie Curie pour créer une pièce CinéThéâtre beaucoup plus sincère. Il va enfin pouvoir donner corps à deux de ses thèmes favoris, la Femme et la similitude chercheur/artiste. Il présente le projet à Christel Larrouy, auteur toulousaine de théâtre contemporain, avec laquelle il a déjà collaboré par le passé. «Ce combat d’une Femme dans une société pas si loin de celle d’aujourd’hui constituait un excellent point de départ qui, associé à la vidéo, me plaisait énormément, se souvient Christel Larrouy. L’alliance subtile du spectacle vivant aux techniques cinématographiques et à la Science représentait à mes yeux un formidable mélange culturel plutôt inattendu dans cette société cloisonnée. C’était innovant et frais, totalement nouveau.»

L'image en scène

 

Romain Gaboriaud (Réalisateur)

 

L’écran de projection occupe une place centrale dans la scénographie. Un dépouillement du texte a été réalisé, par Yohan et moi même, afin d’identifier les scènes jouées en «live», des scènes projetées, et enfin, des scènes qui feront appel à une interaction entre les deux techniques de jeu. Le spectateur est plongé dans une aventure globale incluant images, scène, bande sonore traversées par d’uniques et originaux comédiens.

La vidéo, tout au long du spectacle, projette un décor cinématographique, en plan fixe, sur l’écran. Ainsi, le fond de scène, l’écran, est un prolongement du laboratoire, intégrant la fameuse baie vitrée du laboratoire, le poêle à charbon, l’horloge et les étagères. J'ai ensuite souhaité ajouter une certaine saveur à la projection cinématographique et permettre d'embarquer le spectateur à l’extérieur du laboratoire sans l’obliger à quitter l’histoire. Aussi j'ai imaginé ponctuer la pièce de Christel Larrouy de flash-back et de flash-forward (sauts dans le futur) afin de contextualiser la pièce dans une époque chère à l’événement auquel Marie Curie donne naissance.

D’un point de vue narratif, se situant au début du vingtième siècle, et à l’éveil du Cinéma des frères Lumière, j'ai jugé intéressant d’apporter à ces séquences un aspect filmique authentique tel qu’auraient pu les filmer les frères Lumière, en prenant le parti pris qu’ils auraient tourné ces petits films caméra à l’épaule. C’est à dire d'une manière documentaire et sans artifice.

 

D’un point de vue artistique, le travail de la lumière est de rendre encore plus réelle l’interaction vidéo/scène par la continuité de la lumière du cadre de la projection sur les planches. Reproduire l’aube rougeoyante, un hiver nuageux...

La difficulté d’une telle alchimie réside cependant dans les contraintes liées à l’écran qu’il faut à tout prix éviter d’éclairer, sans quoi sa luminosité en pâtirait, mais toujours en éclairant les comédiens. Yohan Bret voulait à tout prix éviter les longs noirs, accompagnés d’une musique et qui permettent des changements de décor. Il était donc essentiel d’obtenir une ambiance lumière comme sonore habitée du début à la fin du spectacle.

C’est là qu’une création originale s’est imposée pour compléter le tableau et imprégner encore plus profondément le spectateur, l’installer dans un coin du laboratoire. La bande-sonore le soumet au glougloutement des appareils, au tic-tac de l’horloge, aux intempéries que le pauvre hangar des Curie avait bien du mal à en protéger ses occupants. Ce sont des bruits d’ambiance dont il est aussi question pour les scènes d’extérieures, de voitures à chevaux, d’enfants qui crient, de journalistes qui se pressent, créant un contraste avec l’univers du laboratoire beaucoup plus intimiste. Tous ces sons dérivent dans l’air jusqu’à parfois produire une sorte de mélodie et le thème musical du spectacle.

La Mise en scène

 

Yohan Bret (Metteur en scène)

 

Les lueurs de la rue Cuvier est intégralement jouée et interprétée par des comédiens, en interaction, régulièrement avec l’image, c’est l’originalité du parti pris de mise en scène.

L’interaction dans cette pièce est la possibilité aux personnages de passer de la scène à l’image dans un même décor : le laboratoire. Par un subterfuge dû à un effet de perspective, les comédiens se dématérialisent pour poursuivre leur aventure hors des murs du Théâtre. La pièce prend alors une nouvelle dimension où plus aucune frontière ne se dresse face à l’imaginaire du metteur en scène.

 

Pour illustrer la place de la vidéo, il suffit d’imaginer un gros calendrier de l’avent. L’écran est à taille réelle, la taille de l’acteur est égale à celle du comédien, dans le but de surprendre le spectateur en l'immergeant si bien dans l’histoire qu’il ne sache plus si elle est en vidéo ou sur le plateau. Les proportions sont gardées pour jouer sur cet effet de trompe l’oeil et ainsi perdre le spectateur entre le monde réel, celui du théâtre, et le monde imaginaire, celui de la vidéo. Ce qui a pour conséquence d’assimiler dans son esprit la partie théâtre à la partie la plus réelle du spectacle. Quoi de mieux pour une pièce narrant un fait réel ?

 

La vidéo intervient pour gagner en force et mettre en relief l’histoire. Elle a aussi la fonction, par sa qualité de créer un décalage entre monde réel et monde fictif, de mettre en lumière le décalage de Pierre et Marie Curie sur leur temps, le bruit, la nouveauté et l’anachronisme qu’ils représentaient : une révolution scientifique servie par la révolution artistique mise en oeuvre.

Je m'explique : Je veux créer une sorte de parallèle entre ce que procure ce procédé et ce qu’à dû provoquer, à l’époque, les découvertes des Curie : une perte vertigineuse des repères, une révolution des acquis, un décalage et une avance sur son temps et l’aspect étrange et mystique de cette nouveauté.

Une écriture originale

 

Christel Larrouy (Auteure)

 

L’idée est de travailler de concert avec le comité scientifique, créé spécialement à cette occasion, en tenant compte de leurs remarques et de leurs parcours personnels, Mme Hélène Langevin-Joliot petite fille de Pierre et Marie Curie, M. Renaud Huynh directeur du Musée Curie.

 

Je me souviens : Yohan m’a bien fait comprendre l’importance qu’il accordait à la vidéo et donc à la place que je devais lui donner dans l’écriture. C’est aussi pour cette raison qu’il est venu vers moi après avoir lu Les palmes de M. Schutz, car il ne voyait pas précisément comment l’adapter en CinéThéâtre sans, qui plus est, adapter le texte et risquer de compromettre l’oeuvre de son auteur. C’est mon engouement pour les grandes personnalités de l’Histoire et ce symbole de la lutte féminine qu’est Marie Curie qui m’ont attirer le plus dans ce travail. C’est un personnage qui a trop vite été oublié par le grand public et qui mérite ce dernier hommage. Je veux leur donner une vision neuve et résolument moderne d’une histoire qui s’est passée il y a à peine cent ans. C’est pour ces raisons que je vois le style de la pièce comme novateur et capable de faire rêver autour de telles découvertes qui ont révolutionné la science.

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